Communiqué de presse : mobilisation lycéenne, le gouvernement doit entendre la jeunesse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Nantes, jeudi 1er octobre 2026
De nombreux lycéens se mobilisent pour réclamer davantage de moyens pour l’Education nationale et exprimer leurs inquiétudes face au futur qui leur est laissé. L’école de la République a été considérablement abîmée par les arbitrages budgétaires des gouvernements qui se sont succédés depuis 2017. Les classes sont surchargées, les moyens pour enseigner sont insuffisants, les locaux deviennent inadaptés, les enseignants absents sont rarement remplacés.
Ce mécontentement est largement partagé par les enseignants que je rencontre régulièrement. La dévalorisation de leur profession révèle aussi la considération portée à l’Education nationale par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron. A cette crise qui touche l’éducation nationale s’ajoute une inquiétude plus large sur les perspectives offertes aux jeunes générations : un dérèglement climatique auquel les arbitrages budgétaires en cours du gouvernement de Sébastien Lecornu tournent le dos, une dévalorisation du travail et un déclassement réel malgré les diplômes obtenus et l’envie de construire son autonomie, l’accroissement des inégalités et la fragilisation des biens communs au profit de quelques-uns.
L’avenir de la jeunesse concerne toute notre société. Le gouvernement doit entendre les revendications légitimes qui s’expriment. Elles doivent pouvoir s’exprimer et être entendues sans violence. Sans intimidations ni excès de la part des autorités. Sans casseurs non plus qui n’ont pas leur place dans ces rassemblements. Ils n’ont aucun autre impact que de nuire au mouvement lycéen et de détourner l’attention de ses revendications. A Nantes, un incendie s’est propagé au lycée Mandela ; je condamne cette dégradation et apporte mon soutien aux pompiers mobilisés.
Le gouvernement doit écouter la jeunesse qui s’exprime et répondre sur le fond aux sujets qui sont mis en avant. Il ne peut pas balayer les demandes et les inquiétudes qui sont exprimées au seul motif de débordements inacceptables.



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